Un jour tragique pour Agios Dionysios
- 11 mars 2016
- 2 min de lecture
Je m'excuse d'avance pour le manque de photo, mais comme vous le comprendrez en lisant l'article, je n'étais pas dans la possibilité d'en faire.
Le 8 mars 2016, je me rends tranquillement à un rendez-vous demandé par un civil voulant me donner des informations. L’homme au téléphone semblait très gentil et n’était pas agressif. Une fois sur place, j’attends quelques minutes, puis d’un coup, deux hommes me sautent dessus, me mettent un sac sur la tête et me ligote. Je suis transporter à l’arrière d’un camion, puis l’on m’attache à une chaise et on m’enlève le sac de la tête, devant moi, 4 hommes lourdement armé et cagoulé, nous sommes dans une sorte d’hangar, aucune fenêtre, j'entends d'autres voix dehors, je n’ai aucune idée d'où je suis. La personne qui semble être leur chef s’approche de moi et m’explique la situation : Ces hommes font partie de la SOB et les gendarmes ont récemment attaqué leur ville : Charkia. De l’armement lourd et des explosifs ont été utilisés. Des habitants sont morts par des balles perdues et ont perdu leur maison à cause d’explosif. Afin de s’assurer que cela ne se reproduise plus, ils se sont procurés un camion remplit de produits chimiques capable d’anéantir toutes formes de vie dans un rayon de 2km si il lui arrivait d’exploser. Ce camion est escorté par 2 véhicules armés, ce convoi va se déplacer sur l’île tant que les gendarmes ne répondent pas à leurs demandes : 500 000€, de l’armement de gendarmerie et surtout l’immunité contre les assauts de gendarmerie pour la ville de Charkia. Leur chef me donne un téléphone et une radio afin que je contacte la gendarmerie. J’explique le plus calmement la situation possible aux gendarmes, puis les rebelles leur laissent quelques minutes pour réfléchir à leur demande. Pendant ce temps ils m’amènent à bord du camion, me menotte au volant et me menace de le faire exploser si je tente quelque chose. Nous sommes donc un convoi de 3 véhicules, moi seul dans mon camion et 2 rebelles dans chacun des véhicules armés, mais j'ai ensuite appris que d'autres hommes nous suivaient de loin. Après quelques kilomètres, les gendarmes nous recontactent, ils veulent d’abord me récupéré contre les 500 000€, l’échange doit se faire à Agios Dionysios Nous arrivons à Agios Dionysios, j’attends à l’entrée de la ville pendant qu’une des voitures du convoi se dirige sur la place d’Agios. Après quelques minutes, un rebelle grimpe dans mon camion et me conduit jusqu’à la place et je suis livré aux gendarmes contre les 500 000€ et transporté en sécurité. Les gendarmes tentent de neutraliser les rebelles, un geste peu réfléchit qui entraine l’explosion du camion et la mort de plusieurs gendarmes, des rebelles et de toutes les personnes présentent à Agios Dionysios à ce moment-là. Nous ne savons pas encore le nombre de morts mais une grande partie de la population d’Agios a été tué, un évènement tragique pour cette belle ville. Je souhaite quand même souligné que ces rebelles m’ont bien traité et que même si leur manière de faire est très radical, si ils font ça, c’est simplement pour tenir la promesse qu’ils ont fait à leurs frère et à leurs habitants : Les protéger, les nourrir et les loger.



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