Manifestation à Néochorie
- 25 mars 2016
- 2 min de lecture
C'est en début d'après-midi qu'à eu lieu à Néochorie une manifestation visant à alerter le gouvernement sur les difficultés rencontrées par certains professionnels depuis l'application du décret n°008.
Initié par la direction de l'auto-école, le mouvement s'est regroupé devant le carshop pour bloquer la route en démonstration de leur mécontentement et a été rejoins par d'autres habitants en colère. Les manifestants, 8 selon les organisateurs, 5 selon les forces de l'ordre, ont placé des bus en travers de la voie et lancé des fumigènes tout en scandant des slogans réclamant le retrait du décret.

Les gendarmes n'ont pas tardé à intervenir et ont essuyé quelques lancers de projectiles auxquels ils ont répondu par l'usage d'armes non létal afin de maîtriser certains des manifestants.

Les négociations ont été de courte durée et n'ont pas mené à l'élaboration d'une quelconque solution quand aux revendications des manifestants. Par la voix de M. Nuzi Pietri, il a été demandé l'annulation du décret n° 008 qui est, pour rappel, le suivant : "Le gouverneur faisant la sieste de 14H à 16H (HEURE ALTIS)tous véhicules circulant dans Neo sur cette plage horaire se verra remettre une amende de 20 000 € (Sauf entreprises, gendarmerie et gouverneur)" (source Journal Officiel).
"La perte de clientèle et de ce fait la baisse du chiffre d'affaire pénalise les commerçants et les entrepreneurs privés. L'auto-école, le carshop, les sociétés de transport et de livraison, le marché local et bien d'autres sont tous impactés par ce décret qui est injuste, arbitraire et sans réel fondement", a pu nous confier M.Pietri.

La suite des événements a été malheureusement bien plus agitée. Alors que les forces de l'ordre s’apprêtaient à quitter les lieux après avoir intimé la dispersion des manifestants et le retour à la libre circulation, certains, gagnés par l’excitation et la colère, ont jeté des fumigènes sur les gendarmes. Ces derniers ont utilisé de nombreuses grenades flash-bang au milieu de la foule avant d'ordonner de nouveau le retour au calme. Aucun blessé n'a été signalé du côté des manifestants qui n'ont pu que, résignés, dégager la route et quitter les lieux sans pour autant renoncer à de futurs coups d'éclats.

En marge de cette manifestation, une violente agression a eu lieu sans qu'aucun rapport entre celle ci et le regroupement d'habitants mécontents n'ai pu être établi. D'après plusieurs témoins, après avoir été jeté à terre violemment puis menacé d'une arme, un homme aurait été contraint de monter dans un véhicule qui a pris ensuite la direction de Katalaki. La gendarmerie serait toujours sur l'enquête.



Commentaires