Néochorie dans l'engrenage de la violence
- 2 avr. 2016
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On pourrait croire à une succession d'événements destinés à alimenter la traditionnel ribambelle de plaisanteries et blagues diverses en ce 1er avril et pourtant il n'en est vraiment rien.
En effet, Néochorie et ses environs proches ont été victimes d'une montée en puissance de la violence lors d'une suite de faits orchestrés par plusieurs individus dénués du moindre sens moral. Équipés d'armes automatiques de gros calibre et organisés en petits commandos, ils n'ont pas hésité à s'attaquer gratuitement à des civils, aux membres de la presse, aux forces de l'ordre et à un des lieux qui se devrait être le plus fort symbole de neutralité, de calme et de réconfort pour les habitants de notre ville, le centre hospitalier de Néochorie.
C'est en milieu d'après-midi (HA*) que les gendarme ont eu à intervenir alors qu'un agent de la D.I.R. venait de se faire voler son véhicule, un camion plateau, à proximité du carshop de Néochorie. Après avoir tenté de semer les forces de l'ordre en se dirigeant vers l'aéroport, l'individu responsable du vol a pris l'autoroute en direction de Kavala à toute allure, n'hésitant pas à zigzaguer au milieu de la circulation ou à rouler à travers champs.
Profitant d'une zone hors habitations, les hommes de la gendarmerie ont fait usage de leurs armes en visant les roues du véhicule fou qui a fini sa course dans un petit bois entre Lakka et Agios Dionysios. Le suspect n'a pas plus fait preuve de résistance à son interpellation et a été rapidement conduit à la brigade de Néochorie pour y être auditionné. D'après les premiers éléments que nous avons pu recueillir, il pourrai s'agir d'un vol d'opportunité, l'individu ayant "simplement" saisi l'occasion de voler le véhicule alors que les clefs étaient toujours sur le contact.


La suite de la journée allait malheureusement monter d'un cran dans la violence de façon importante lorsque des coups de feu ont éclatés en provenance de l'hôpital de Néochorie. Très rapidement, un appel à la gendarmerie à indiqué qu'il s'agissait d'une prise d'otage, deux personnes étaient retenues prisonnières d'un individu armé dont les motivations sont encore à ce jour très floues. Menacé, l'un des otages, M. Toretto, a dû contacter les forces de l'ordre et leur donner les exigences du preneur d'otages, pas de gendarmes à proximité, un véhicule puissant ouvert et prêt à partir et l'assurance de ne pas être poursuivi.
Après avoir sécurisé les abords de l'hôpital, les gendarmes se sont positionnés autours du bâtiment tandis que les hommes du GIGN se préparaient à intervenir. L'individu à été rapidement neutralisé tandis que des complices, dissimulés dans et à l'extérieur de l'hôpital ont ouvert le feu sur toutes cibles potentiels. Équipés d'armes automatiques de calibre 7,62 et en tenus de camouflage, ils ont été également stoppé dans leur action dont un qui après avoir fuit à pied, a été rattrapé près de Katalaki. D'après les informations dont nous disposons, la plupart des hommes de ce commando auraient été abattu dans les échanges de tir tandis que l'on ne dénombre que quelques blessés dans les rangs des forces de l'ordre.


D'après le témoignage d'un des gendarmes ayant eu à intervenir durant cette assaut, rien n'aurait pu laisser supposer un tel déferlement de violence. Les instigateurs de cette attaque ne semblent pas être connu des services de gendarmerie et pourraient faire partie de nombreux groupes aux activités illégales qui se forment ces derniers temps.
Conflit entre deux clans ? Démonstration de force ? Embuscade contre les forces de l'ordre ? Les raisons d'un tel acte ne sont à ce jour pas encore définies mais fort heureusement, la gendarmerie a su réagir rapidement et avec efficacité, évitant le pire pour les otages et la population de Néochorie.

Nous informons également nos lecteurs qu'un enlèvement a eu lieu dans le carshop de Néochorie. Six individus armés ont pénétré dans ce commerce bien connu de la ville et, sous la menace de leurs armes ont emmené avec eux deux personnes avant de fuir à bord de deux fourgons noirs. A l'heure où nous publions, nous n'avons aucune informations sur l'identité des victimes. Une enquête est en cours et toutes informations au sujet de cet enlèvement est à faire parvenir à la brigade de gendarmerie la plus proche.

Ndlr : Des enquêtes de la gendarmerie étant toujours en cours, certains visages sur les photos illustrant cet article ont été modifiés pour protéger leur anonymat.
Crédit photo Néomédia : Karl Steiner.



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